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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 09:46

Mise en garde de l'Ambassade de France en Chine
Recommandations aux aventuriers
"En ces derniers jours de beau temps, vous êtres nombreux à partir pour d'ultimes randonnées autour de Pékin, en particulier sur la Grande Muraille. Si vous sortez des sentiers battus, sachez que les paysans exploitant les terres aux abords de la muraille sont autorisés à percevoir une taxe de passage. Réagissez avec calme si en traversant un terrain vous êtes interpellé par un habitant vous réclamant un RMB ou deux ; il peut arriver que pour deux RMB, les paysans se sachant dans leur bon droit en viennent aux mains. Dans ce cas, la police donnera raison au propriétaire des lieux, et le droit de passage sera alourdi. Mieux vaut donc payer les deux RMB et passer tranquillement son chemin." 

Pli d'information de l'Ambassade de France en Chine, numéro 193 octobre 2005. 

Voilà le genre de recommandations que l'ambassade de France en Chine a dû faire en 2005 après l'agression de touristes français par des paysans chinois. L'un des touristes a été rappatrié après avoir reçu un coup de pioche sur la tête. Aucun des paysans chinois n'a été inquiêté, l'étranger dans ces contrées ayant toujours tort ,la justice chinoise étant largement imprévisible.

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 09:44

Attentions aux mises en scene, si vous voyagez en chine, soyez vigilant, la plus part des sites "historiques" que vous visiterez sont faux, sous couvert de restauration des batiments entiers et des kilomètres de remparts sont reconstruit plus ou moins à l'identique, naturellement aucun affichage ne vous prévient de la duperie. 

"Ils rabâchent leur credo sur l'antériorité universelle de la culture de leur pays, au point de la vieillir de plusieurs siècles à chaque découverte archéologique." (Jean Leclerc du Sablon, L'empire de la poudre aux yeux,carnets de Chine 1970 - 2001. Flamarion 2002, page 167.) 

"Une érudition infinie a été dépensée de manière à rendre quasi impossible toute recherche visant à ce qu'un historien de chez nous appelerait le vrai." (Marcel Granet, La civilisation chinoise, Albin Michel 1929, page 64).

Voici quelques exemples en image :

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 09:16

En 1840 dans un contexte de tension internationale au sujet de l'Egypte, Louis-Philippe et son premier ministre Adolphe Thiers décident en toute hâte de fait ériger une ceinture fortifiée devant Paris. Le but de Thiers est tant la défense de la capitale contre des ennemis étrangers que de maintenir un important contingent de troupes pour mâter les fréquentes émeutes insurrectionnelles (1832, 1834, 1839) comme le craint Etienne Arago député républicain. Ce à quoi Thiers répond devant la chambre des députés : "Quoi! Imaginer que des ouvrages de fortification quelconque peuvent nuire à la liberté ou à l'ordre, c'est se placer hors de toute réalité. Et d'abord, c'est calomnier un gouvernement, quel qu'il soit, de supposer qu'il puisse un jour chercher à se maintenir en bombardant la capitale. Quoi! Après avoir percé de ses bombes la voûte des Invalides ou du Panthéon, après avoir inondé de ses feux la demeure de vos familles, il se présenterait à vous pour vous demander la confirmation de son existence! Mais il serait cent fois plus impossible après la victoire qu'auparavant!" En dépit de vives protestations, notamment celles de Lamartine, les travaux commencent dès 1840. Une loi est enfin votée le 3 avril 1841, elle permet d'allouer une somme de 140 millions aux ministères de la Guerre et des Travaux Public et de régulariser un budget de 30 millions déjà dépensés. Les travaux conduits par 25 000 ouvriers, s'achèvent en 1845, 94 bastions sont construits sur une périphérie de 33 kilomètres ouverte par 17 portes, 23 barrières, 8 poternes, 8 passages de chemin de fer et 5 passages de rivières ou canaux. L'enceinte est composée : 
D'une route militaire intérieure
D'un parapet de 6 mètres de large
D'un mur d'escarpe d'une épaisseur de 3,5 mètres et de 10 mètres de haut
D' un fossé sec de 40 mètres
D'une contrescarpe en pente légère.
D' un glacis de 250 mètres de long. 

L'enceinte est conplètée par 17 forts détachés :

-Fort de Charenton
-Redoute de la Faisanderie
-Redoute de Gravelle
-Fort Neuf de Vincennes
-Fort de Nogent-sur-Marne
-Lunette de Nogent
-Redoute de Fontenay-sous-Bois
-Fort de Rosny-sous-Bois
-Lunette de Rosny
-Redoute de la Boissière
-Redoute de Montreuil
-Fort de Noisy-le-Sec
-Lunette de Noisy-le-Sec
-Redoute de Noisy-le-Sec
-Fort de Romainville
-Lunette de Romainville
-Courtine de Romainville
-Fort d'Aubervilliers
-Batterie de Pantin
-Batterie du Rouvray
-Batterie des Vertus
-Ouvrage d'Aubervilliers
-Batterie d'Aubervilliers
-Digue du Rû de Montfort
-Fort de l'Est
-Digue du Croult
-Fort de la Double couronne du Nord
-Rigole de la Briche
-Fort de de la Briche
-Fort du Mont-Valérien

Des projets de fortification permanente sont étudiés dans les année 1840 pour contrôler les intervales importants entre les forts et certains angles morts. Ces ouvrages connaîtront un début d'exécution entre juillet et septembre 1870, il s'agit des forts suivant : 

Un fort dans la presqu'île de Gennevilliers en avant d'Asnières (fort d'Asnières) prévu pour 3 millions de francs.
Une redoute au rond-point de Courbevoie (960 000 francs) 
Un fort de 3 à 4 millions de francs à Montretout
Une redoute de 1,5 million de francs dans le parc de Saint-cloud
Un fort en avant du pont de Sèvres sur l'éminence de Bellevue
Une redoute au port à l'anglais.
Une redoute au Moulin-Fidèle sur la berge droite de la Seine en arrière du fort de la Briche
Une petite lunette au lieu-dit le Moulin-d'Hérode en avant du Mont-Valérien 

Des travaux de voirie sont exécutés dans les décennies suivantes : Construction d'une voie de chemin de fer de ceinture entre 1851 et 1862. Remplacement de la route militaire par les "boulevards des Maréchaux" en 1861. (La rue Militaire est remise à la Ville de Paris par le Génie Militaire en exécution d'une décision ministérielle du 28 juillet 1859 ). Construction du Pont National (1852- 53) et du viaduc du Point du Jour (1863-65). En 1859 le mur des fermiers généraux est détruit, les limites territoriales de Paris sont repoussées au glacis par le décret du 1er novembre 1859 et au 1er janvier 1860 les fortifications deviennent à leur tour enceinte fiscale. L'évolution rapide de l'artillerie va rapidement rendre obsolètes ces fortifications et dès 1882 un député, Martin Nadaud lance le débat sur l'opportunité de conserver l'enceinte de Thiers. Des négociations entre l'Etat et la ville de Paris aboutirent par la loi du 19 avril 1919 au déclassement et à la cession de l'enceinte pour 100 millions de francs.
 
La Loi Bernard Lafay du 17 février 1953 abroge la zone non aedificandi.

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 09:10

Depuis l'achèvement les forts de 1874 la défense de Paris n'a reçu aucune modification notable après l'ajout de tourelles Mougin pour couvrir les intervalles critiques. Le maintient de l'enceinte de Paris fait débat dans l'opinion et dans les milieux militaires, on reparle pourtant d'une nouvelle enceinte en 1897, mais c'est en fait pour dissimuler un compte de trésorerie destiné à fabriquer les premiers canons de 75 (loi du 21-12-1897). Les terrains militaires de l'enceinte entre Le Point-du-jour et la Villette sont alors estimés à 200 millions de francs, et l'Etat émet des obligations à court terme gagées sur cette emprise foncière. En 1908 alors que le compte spécial est soldé, l'Etat négocie encore avec la ville de Paris mais pour 64 millions seulement, dix ans après le foncier n'a pas baissé mais les 75 ont été construit dans le secret. (Les négociations entre l'Etat et la ville de Paris aboutirent par la loi du 19 avril 1919 au déclassement total et à la cession de l'enceinte pour 100 millions de francs.) Le Conseil Supérieur de la Guerre en 1911 est conscient de l'obsolescence de l'enceinte et souhaite renforcer la ligne de défense établie en 1874, la dépense est estimée à 40 millions et pour la financer les négociations avec la ville sont réactivées avec la création d'une commission spéciale en 1912. En juillet, la Haute-commission de Places Fortes souhaite mettre la capitale à l'abri d'un bombardement à la distance de 13,5 kilomètres. Il faut donc construire une nouvelle ligne de défense plus en avant, fermer les intervalles dangereux à l'Orme du Morlu au Nord et à la Ferme de Champagne au Sud. Il faut aussi occuper les hauteurs de l'Ouest sur le plateau de Saint Gemme. A l'Est la ligne de défense doit être portée jusqu'à Emerainville, Pontault-Combault, Lesigny et Cerçay. Il faut aussi renforcer les fort existants et organiser des centres de resistance avec les abris bétonnés pour l'infanterie. L'étude porte sur le renforcement des organes de flanquement et les casemates, au moins pour les coups de l'artillerie de campagne. Des mitrailleuses et des 75 sous tourelles cuirassées doivent assurer la défense rapprochée et flanquer les ouvrages, des batteries enterrées de 155 constituent la nouvelle artillerie de place. Pour les généraux Hirschauer et Klein auteurs d'un ouvrage sur la défense de Paris dans la Grande Guerre, ces projets n'ont rien de sérieux ; "La fortification de la Capitale avait paru nécéssaire au lendemain de la défaite, pendant la période de relèvement du pays. Pour tout le monde, on peut le dire, cette nécéssité avait disparu, et les études entreprises paraissaient bien destinées à n'avoir jamais de suite. La place de Paris était, en fait, au mois d'août 1914, à peu près dans la même situation qu'en 1880" (page 29). En fait, un véritable plan de défense est mis en place, mais avec des moyens réduits. En juillet 1913, le général Delarue, commandant du génie du gouvernement militaire de Paris a à étudié un plan d'organisation et le 6 octobre 1913 le plan de défense du général Michel, gouverneur de Paris est approuvé par le ministre. Le plan prévoit la création d'un camp retranché dans un délais de 40 jours. Le périmètre défensif est porté à 160 kilomètres (soit trois fois celui de 1870). Dans les forts, des blindages doivent renforcer les locaux et les crêtes seront déboisées. Le plan établi la construction l'abris, de tranchées autour du camp retranché. Au Sud-Ouest un puissant ouvrage sera construit à la place du fort projeté de Savigny-sur-Orge. Un ouvrage semblable doit fermer l'intervale entre Stains et Vaujours au lieu-dit "l'Orme de Morlu". 

Abris bétonnés d'infanterie : 
-Ouvrage de l'Orme de Morlu
Ouvrage de Collégien (ou batterie de Torcy)
Ouvrage d'Emerainville Nord
Ouvrage d'Emerainville Sud
Ouvrage du Pavé de Pontault (ou abri de Pontault-Combault Nord)
Ouvrage des Grandes Friches (ou abri de Pontault-Combault Sud)
Ouvrage du Poirier de Saint Leu (ou abri du Bois Saint-Leu)
Ouvrage du Bois d'Auteuil
Ouvrage de la Ferme de Champagne (ou fort de Savigny)
Ouvrage de la butte Chaumond Est
Ouvrage de la Butte Chaumond Ouest
Ouvrage de la Vauve
Ouvrage de Favreuse
[Ouvrage du Fort du Docteur (ou abri de Saclay)
Ouvrage de L'Etang (ou abri de Toussus)
Ouvrage de Villaroy
Ouvrage de la Grande Ile (ou abri de Montigny-le-bretonneux)
Ouvrage de la Porte du Parc (ou abri de Voisin-le-Bretonneux)
Ouvrage de la Porte de Trappes (ou abri de Trappes
Ouvrage du Fort Loupé (ou abri de Rennemoulin)
Ouvrage de Saint Gemme Sud
Ouvrage de Saint Gemme Nord
Ouvrage de la Ferme du Poux Ouest
Ouvrage de la Ferme du Poux Est
Ouvrage des Tailles d'Herbelay Ouest (ou abri d'Aigremont Ouest)
Ouvrage des Tailles d'Herbelay Est (ou abri d'Aigremont Est)
Ouvrage de la Butte du Moulin Ouest (ou abri de Chambourcy Ouest)
Ouvrage de la Butte du Moulin Est (ou abri de Chambourcy Est)

En avant de ces positions (28 ouvrages d'infanterie) une ligne de résistance est organisée en tranchées et en observatoires à la lisière des villages et des bois. 381 batteries d'artillerie en terre sont construites à l'extérieur des forts de 1874. Les travaux de défense sont lancés à l'instant même de la déclaration de guerre. Le camp retranché de Paris est commandé par le général Galliéni, le 6 septembre 1914 une contre-offensive est lancée sur la Marne.

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 08:56
Brest
Château de Brest Enceinte urbaine
Porte de Landerneau (côté Brest) 
Porte Saint-Louis (1821)
Porte du Conquet (côté Recouvrance)
Fort du Montbarey
Redoute de Keranroux
Redoute de Questel-Bras (ou Guestel-Bras)
Fort de Penfeld

Crozon 
Tour Vauban 

Reduit de Quelern 
Caserne Sourdis
Lignes de Querlern 
Fort du cap Trémet
Fort de la Fraternité
Pointe des Capucins
Fort du Keviniou
Fort de Cornouaile
Fort Robert
Fort du Stiff
Batterie du Pourjoint
Fort de la Pointe des Espagnols
Batterie du Petit Gouin
Projecteur de recherche du Grand Gouin (1937)
Motte castrale Roz an 
Fort de Crozon (Séré de Rivières) 
Réduit de Landaoudec (Séré de Rivières)
Fort de Kervéneuré
Batterie de Lanvéoc
Batterie du Toulinguet
Batterie de Kerbonn
Batterie de de la Mort aux anglais

Camp retranché de Saint-Pierre
Fort du Montbarey
Redoute de Keranroux
Redoute de Questel-Bras (ou Guestel-Bras
[Fort de Penfeld
Ouvrage à cornes de Queliverzan
Enceinte fortifiée du Bouguen
Cinq forts avancés du Portzic

Goulet de Brest
Fort du Portzic
Fort du Dellec
Fort du Mengant
Fort du Minou
Fort de Toulbroc'h
Batterie de Bertheaume
Fort de Bertheaume
Batterie de la Pointe de Saint-Mathieu
 
Rade de Brest
Batterie de la Pointe d'Armorique
Batterie de la Pointe du Corbeau

Ile d'Ouessant
Fort central ou Réduit de la Croix Saint-Michel (1902-1906) (Séré de Rivières)
Batterie de Parluc'hen
Batterie de Locqueltas 

Le Conquet

Fort Saint-Louis 

Autres ouvrages : 
Batterie des Rospects
Batterie haute de Bertheaume
Fort de Bertheaume
Fort et réduit de Toulbroch
 Casernement de Toulbroch 
Fort, batterie, casermement et radar du Minou 
Fort et batterie de Mengam
Batterie de Kerdalaez
Batterie du Dellec
Fort du Dellec
 Fort de Penfeld
Fort de Montbarrey
Fort du Portzic
 Batterie extérieure du Portzic
Batterie du Forectic
Batterie de Kersiou 
Batterie de Tremet 
Fort du Toulinguet
Casernement de Lagatjar
Batterie du Cap de la Chèvre
Batterie de l'îlot de l'Aber
Fort de la Pointe de l'Armorique 
Redoute des Blancs Sablons
 Batterie du Cador
Fort de Chaulnes (Fort du Mengant) 
Batterie du ravin de Mengant
Fort du Corbeau 

Concarneau

Port-Louis

Bibliographie

- Les fortifications en Bretagne du XVII° siècle à nos jours, par René Estienne

- Brest au temps de l'Académie de Marine. Centre culturel de l'Abbaye de Daoulas. Michel Le Bris et Alain Boulaire. 2001
- Cahiers du Centre d'Etudes d'histoire de la défense n°10. Jean-Yves Besselièvre.
- Les ouvrages extérieurs de Brest (1776-1784) : les prémices de la fortification détachée. Addim 1999
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