Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 10:55

undefined Billet n° 01/2008


Depuis bien longtemps le piège sous toutes ses formes a été employé par l’homme et à fortiori par les militaires.


Sur les champs de bataille de la première guerre mondiale ont été retrouvés par les passionnés les restes de ces chausse-trappes. Penchons-nous par le biais de cet article sur la pointe dite de cavalerie.


Passionné pour ma part d’artillerie et en particulier d’artillerie de marine, cette pointe me fait penser à un modèle utilisé au temps des bateaux dit « négriers » ou l’on utilisait lorsque la révolte couvait dans les cales des pointes forgées que l’on jetait sur le pont du bateau afin de maîtriser au maximum une révolte.

 pointe1.jpg


CHEMIN DES DAMES

1) Premier type d’une de ces pointes de cavalerie en plat acier trempé :
 
 pointe2.jpg

pointe3.jpg

2) Deuxième type de pointe de cavalerie en acier trempé, rond de diamètre 10 :
 
pointe4.jpg

La torsade est faite à chaud, soit à température de soudage.
3) Troisième type de pointe de cavalerie en plats acier pliés et rivés. Un exemplaire est visible au musée de la CAVERNE DU DRAGON :

 pointe5.jpg
ARGONNE

Pour mémoire, on a trouvé des pointes de cavalerie de 200 à 250 mm de haut.

 pointe6.jpg


Certains disent que ces chausse-trappes étaient envoyés par avions. En effet dès 1910 des exercices de lancement de projectiles par des avions militaires avaient eu lieu en France. Les frères Michelin étaient à l’origine de ces recherches et convaincus de leur importance avaient institué un concours pour les encourager.
Au début de la guerre de part et d’autres on lancera divers objets, les plus connus furent des obus munis d’empennages puis des bombes et aussi des caisses de fléchettes d’acier ( fléchettes BON ou balles BON du nom de leur inventeur, le colonel BON).

2ème GUERRE MONDIALE
On a vu à nouveau des pièges semblables au cours de la seconde guerre mondiale jetés sur les routes pour crever les pneumatiques. Ils étaient utilisés par les résistants pour stopper les convois ennemis.
Faits à la hâte avec ce qui était encore trouvable, chutes de poinçonnage provenant d’ateliers, pointes à ferrer les chevaux, cloues sur une planchette, etc.… Un modèle souvent utilisé était fait à partir de fil d’acier récupéré sur des ressorts de literie redressés et coupés en biais au burin en longueur d’environ 10 cm pliés au tiers dans deux directions.

 pointe7.jpg

Jetés par poignées sur la chaussée une pointe se trouvant toujours verticale.

TEMOIGNAGE

J’avais 13 ans et j’ai souvenir de la grande débâcle des 26 et 27 août 1944 dans notre village. D’énormes chars montant au combat étaient passés défonçant la chaussée et saccageant les bordures des trottoirs. Les jours suivants passant dans l’autre sens des voitures de tous types, des vélos, des camions chargés de tous objets, militaires ou civils (certains évacuant même de jeunes femmes) meubles etc. Les véhicules traînant un câble ou s’accrochent en grappe sept ou huit cyclistes, quand l’un d’eux butait sur un nid de poule, tous se trouvaient à terre.
J’ai alors eu forte impression, voyant passer un command-car allemand, deux soldats à l’avant, deux officiers en tenue impeccable et casquette haute à l’arrière calés par d’énormes bagages et roulant sur des pneus crevés (des camions avaient la même avarie).
J’ai su ensuite que des chausse-trappes avaient été jetés dans la campagne avant notre village, ce qui avait provoqué colère chez les fuyards. Des officiers avaient menacé le Maire, lui demandant de préparer une liste d’otages. Pressés d’échapper aux américains qui n’étaient plus loin, ils n’ont pu en faire plus.

Eric DUCHEMIN
Bibliographie : « L’histoire de l’aviation par René CHAMBE, édition 1958, FLAMMARION ».
Photos collection J.M. GRATIANNE

Repost 0
Published by fortifs.org - dans Billet ONPPM
commenter cet article
18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 10:33

undefined Billet n° 02/2008


Lors de nos pérégrinations à PARIS, une personne rencontrée au magasin LE POILU nous a transmis gratuitement une copie d’un original du manuel « d’instruction pour les équipages de casemates isolées d’infanterie de région fortifiée du 30 juillet 1938 ». Que ces quelques lignes soient le témoignage de nos remerciements collectifs!
 

Voici donc ci-après le manuel retranscrit. Pour information les annotations du propriétaire d’origine sont mises en italiques et sont de couleur rouge.

JUMELAGE DE MITRAILLEUSES SOUS CLOCHE

 cloche-copie-1.jpg

Casemate de MARCKOLSHEIM (musée)

CHAPITRE PREMIER.

GENERALITES

ARTICLE UNIQUE.

69 Le jumelage de mitrailleuses sous cloche est servi par une équipe comprenant :

a Dans la chambre de tir :

Un chef de jumelage (sous-officier ou caporal), qui remplit les fonctions de tireur ;
Un chargeur, qui, en raison de l’exiguïté de la cloche, peut être appelé à remplir, pour l’une ou l’autre des pièces, les fonctions de tireur.

b Dans la chambre inférieure :
Un premier pourvoyeur ;
Un pourvoyeur ;
Un armurier mécanicien.

CHAPITRE II

ECOLE DU SERVANT.

70 Le service du jumelage sous cloche est, dans l’ensemble, analogue à celui du jumelage sous casemate.
La disposition différente des installations entraîne toutefois, dans les fonctions des servants, des particularités dans les opérations suivantes :

71 A Fonctions du chargeur.
1) Evacuation des boîtes-chargeurs vides. Placer la boîte-chargeur vide sur le plateau du monte-charge ; lever le levier de commande de déverrouillage de l’écrou de monte-charge et pousser la boîte-chargeur pour faciliter sa descente.

72 2) Refroidissement de armes par immersion.
Avant de plonger une arme dans le bac de refroidissement, relever la tablette de boîte-chargeur qui se trouve du même côté.

73 3) Observation. Observer le tir du jumelage et surveiller le terrain par (mot barré le créneau) l’une des fentes de visée.

74 B Fonctions du premier pourvoyeur. Regarnir, à la table de chargement, les boîtes-chargeurs vides que le pourvoyeur lui fait passer, et les placer ensuite sur les tablettes de la table d’attente.

75 C Fonction du pourvoyeur. Manœuvrer le monte-charge. Placer une boîte-chargeur sur le plateau monte-charge ; tourner la manivelle en la poussant légèrement pour maintenir l’encliquetage, jusqu’à ce que le plateau ait atteint, en haut de la colonne, le dispositif de retenue.
Si la descente ne s’effectue pas d’elle-même, lorsqu’une boîte-chargeur vide est renvoyée par le chargeur, mettre la broche de la manivelle et tourner cette dernière, en sens inverse, pour actionner le monte-charge à la descente.

76 D Fonctions de l’armurier-mécanicien. Remédier, dans la chambre inférieure, aux incidents de tir que le personnel de la chambre de tir n’a pu réduire et qui ont nécessité l’enlèvement d’une arme de son support.
Ventiler la cuve étanche et évacuer les étuis.
Participer, dans la mesure du possible, au garnissage des boîtes-chargeurs.

CHAPITRE III

ECOLE DU JUMELAGE SOUS CLOCHE.

ARTICLE UNIQUE

77 L’école du jumelage de mitrailleuses sous cloche ne se différencie de l’école du jumelage de mitrailleuses sous casemate que par les points suivants :

78 Commandement. En ce qui concerne l’exécution du tir, le chef de jumelage remplit, à l’intérieur de la chambre de tir, les fonctions dévolues au chef de la chambre de tir sous casemate.
Le mécanicien assure le commandement de la chambre inférieure.

79 Mise en batterie. Au commandement :

En batterie,
Le chef de jumelage, aidé du chargeur ;
-débloque les écrous des brides, à l’aide de la clé spéciale, retire le volet d’embrasure et le suspend à son crochet ;
- fait tourner le volet d’articulation du jumelage, introduit celui-ci dans le créneau et fait bloquer les écrous par le chargeur ;
- place la crosse à plastron ;
- règle la hauteur du plancher mobile.

80 Le chargeur s’assure que le bac de refroidissement est rempli d’eau.
Le pourvoyeur contrôle le fonctionnement du monte-charge.
L’armurier-mécanicien vérifie le ventilateur et s’assure que la cuve est remplie à moitiè d’eau et contient un panier vide.

81 Préparation et exécution du tir. Le champ de tir vertical est variable suivant l’emplacement de tir.
Le champ de tir horizontal se divise en trois secteurs sensiblement égaux (16 grades) :
-le secteur central, qui permet d’utiliser alternativement les deux armes ;
- les deux secteurs extrêmes, dans lesquels l’orientation du jumelage rend impossible le chargement de l’une des pièces.

JUMELAGE DE FUSILS-MITRAILLEURS

(Les jumelages de fusils-mitrailleurs sont en service, soit exceptionnellement dans certaines casemates comme armement normal, soit comme matériel de secours en remplacement de jumelages de mitrailleuses momentanément indisponibles)

CHAPITRE PREMIER.

ECOLE DU SERVANT.

ARTICLE UNIQUE.

82 Le service du jumelage de fusils-mitrailleurs est analogue à celui du jumelage de mitrailleuses.
Les indications données à l’école du servant du jumelage de mitrailleuses sous casemate sont applicables au jumelage de fusils-mitrailleurs compte tenu des modifications suivantes :

A Fonctions du tireur.

83 Mettre en place la lunette. S’assurer que les vis gauche et supérieure sont légèrement dévissées. Ne pas toucher aux vis droite et inférieure qui assurent le réglage.
Introduire la lunette dans ses deux colliers-supports, la faire tourner autour de son axe de façon à amener à la partie supérieure l’évidemment de la rotule et à placer les encoches de la bague postérieure en regard des vis de réglage (dans la position normale l’évidemment de la rotule se trouve en dessus).

84 Enlever la lunette. Desserrer les écrous de blocage des vis gauche et supérieure du collier-support postérieur de lunette.
Dévisser de quelques tours ces mêmes vis pour dégager la lunette.
Retirer la lunette.
85 le niveau se place directement sur la lunette de pointage entre la bonnette et le collier postérieur.

86 Au cours du tir, le jumelage de fusils-mitrailleurs est maintenu en position par la pression d’une épaule sur la crosse de l’arme en action.
On utilise alternativement les deux armes dont le refroidissement est obligatoire :
- en débit accéléré après le tir ininterrompu de 8 boîtes-chargeurs ;
- en débit normal, après un tir de 10 minutes.

B Fonctions du chargeur.

87 1° Mettre le fusil-mitrailleur sur l’affût.
a Fusil-mitrailleur de droite.
S’assurer que la rallonge du levier d’armement est en place. Ouvrir le couvercle (cette opération est indispensable pour la mise en place de l’arme) et le déflecteur.
Retirer l’axe de mise en place de la chape supérieure.
Engager à fond le fusil-mitrailleur dans le capot et le tenon du collier dans la chape supérieure.
Remettre l’axe de mise en place.
Fermer le déflecteur.

88 b Fusil-mitrailleur de gauche.
Opérer comme pour le fusil-mitrailleur de droite sans toucher au déflecteur.

89 2° Séparer le fusil-mitrailleur de l’affût.
a Fusil-mitrailleur de droite.
Ouvrir le déflecteur.
Retirer l’axe de mise en place de la chape supérieure.
Retirer le fusil-mitrailleur.
Remettre l’axe de mise en place sur la chape. Fermer le déflecteur.

90 b Fusil-mitrailleur de gauche.
Opérer comme pour le fusil-mitrailleur de droite sans toucher au déflecteur.

CHAPITRE II

ECOLE DU JUMELAGE.

ARTICLE PREMIER.

GENERALITES

91 Les servants se conforment aux prescriptions de l’école du jumelage de mitrailleuses sous casemate (N° 50 à 62), compte tenu des différences existant entre cet armement et la jumelage de fusils-mitrailleurs.

ARTICLE II.

REGLAGE

92 Les prescriptions concernant le réglage du jumelage de mitrailleuses (N° 63 à 68), s’appliquent au jumelage de fusils-mitrailleurs, compte tenu de l’organisation différente du dispositif d’orientation des armes et des colliers-supports postérieurs.
Ligne barrée. La cible prévue au N° 65 est modifiée conformément aux indications du schéma ci-dessous.

 cible.jpg

coupe2-copie-1.jpg

 

A suivre….


Photos, collection J.M. GRATIANNE

Repost 0
Published by fortifs.org - dans Billet ONPPM
commenter cet article
18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 10:04

arton510.jpgBillet n° 03/2008


Pour répondre positivement à plusieurs demandes, nous reprenons dans notre billet des anciens articles phares de notre magazine papier. Espérant avoir répondu à l’attente d’une frange importante de nos lecteurs nous nous excusons pourtant par avance auprès de nos premiers lecteurs qui auront quand même la joie d’avoir enfin les photos en couleur et non en noir et blanc de type photocopie. Aujourd’hui le N°1 de ON NE PASSE PAS MAGAZINE, l’article de Mr DELEFOSSE sur le 50 KWK édité au mois de août 1992.

 Arme standard du « Mur de l’Atlantique », elle est cependant le fruit d’une adaptation et étudiée spécifiquement comme telle. C’est pour cette raison qu’il convient d’en rappeler un minimum les antécédents.

C’est en 1935, sous l’impulsion de « RHEINMETALL » que débutèrent les études préliminaires destinées à doter la WEHRMACHT d’un antichars de 5,0 cm pour remplacer l’ancien standard de 3,7 cm.
Après la courte et nécessaire étape du Pak 37 fut élaboré le 5,0 cm Pak 38 arrivé trop tard pour participer à la campagne de France mais déjà produit à 1047 exemplaires pour celle de RUSSIE (juin 1941).
Au total, 9568 de ces pièces sur affût de campagne furent construites pour suivre la WEHRMACHT sur tous les fronts. Certaines d’entre elles furent intégrées au Mur de l’Atlantique mais sous une forme qui n’est pas aujourd’hui notre propos.
C’est un développement similaire que suivit le 5,0 cm K.W.K (KAMPF WAGEN KANONE) destiné, lui, à équiper le char moyen du moment, le Pzkw III. Ce dernier vit le jour en 1935 et fut par conséquent armé du canon standard de l’époque, le 3,7 cm. Il fallut attendre 1939 pour que soit adopté le principe de canon de 5,0 cm K.WK L/42 offrant une vitesse initiale de 450 à 685 m/s selon les obus utilisés. Il équipe les chars Pzkw III désignés sous la version F (AUSFUHRUNG F), mais lui aussi, mais lui aussi, après la campagne de France, avec un total de 1924 exemplaires. Dès 1941, à partir de la version J, et comme le réclamait le Général HEINZ GUDERIAN fut décidé la mise en service du 5,0 cm K.W.K 39 L/60 dont la différence essentielle résidait dans la plus grande longueur du tube. Il en découlait un plus grand pouvoir de pénétration des blindages ennemis. De ce plus performant canon furent au total équipés 1969 Pz III.


Rappelons donc les principales caractéristiques comparées de ces deux versions :

tab.jpg


Plus directement ces deux versions concernent le Mur de l’Atlantique dans la mesure ou elles virent surmonter, sous forme de tourelle, bon nombre de « PANZERSTELLUNG ».
D’autre part, le remplacement progressif des L/42 par des L/60, mais aussi de ces derniers par le nouveau canon 7,5 L/48 (à partir de 1943), ou même la conversion en chars lance flammes, va dégager un certain nombre de pièces, qui, selon les désirs même d’HITLER et SPEER devront être réutilisées. Une note du 20 juin 1942 prévoyait déjà le versement de 500 pièces disponibles vers l’ouest, ainsi que 600 Pak. Une seconde note du 27 juin 1942 complétée par une autre du 7 août 1942 fixait à 1800 le nombre de 5,0 K.W.K à mettre sur le front Ouest dont 1/3 en Norvège  et 2/3 à la disposition de l’O.B WEST, avant novembre 1942. Pour l’essentiel ces pièces provenaient de la reconversion de 2480 Pzkw III et devait par conséquent faire l’objet, selon le plan Franz III, d’une adaptation sur affût socle.

 5cm_kampfwagenkanone-copie-1.jpg
5,O CM KAMPFWAGENKANONE IN BEHELFSSOCKELLAFETTE
Plan 1

Le 5,0 cm K.W.K in BEHELFSSOCKELLAFETTE (5,0 cm K.W.K in BhSKL)
C’est précisément le fruit de cette adaptation et il est défini comme une pièce pouvant combattre des objectifs terrestres ou marins. Nous centrerons notre étude, pour simplifier, sur le L/42, premier dans l’ordre d’entrée en scène. En ce qui concerne l’arme par elle-même, ses caractéristiques essentielles reprennent celles définies par la note officielle D 396 émise le 25 juillet 1940 (plan 1).

Calibre : 5O mm
Longueur totale du tube : 42 calibres, soit 2100 mm
Longueur de la partie rayée 32,5 calibres 1625 mm
Nombre de rayures 16
Profondeur des rayures 0,7 mm
Pas des rayures 4°
Longueur totale de la chambre 300 mm
Obus utilisés :
Sprenggranate 38 1,82 kg  450 m/s
Panzergranate 39 2,O6 kg  685 m/s

La culasse est de type à verrou vertical. Le frein de recul hydraulique est dans un tube placé coté droit de la pièce. Le récupérateur hydropneumatique se trouve, lui, dans un tube coté gauche. Un mano-contact ne rétablit l’autorisation de tir, visualisable au moyen d’une lampe, que lorsque la pression intérieure du frein de recul est revenue à la normale. De même, la sécurité et la mise de feu sont à commande électrique. Enfin, l’éjection des douilles est réalisée en fin de recul, ce qui confère à cette arme un caractère semi-automatique. Citons également la présence d’un arceau destiné à protégé le personnel des effets du recul et d’un sac de toile pour recevoir les douilles vides.
Les caractéristiques liées à la conversion sur l’affût socle sont, quant à elles, définies dans la note D 186 du 5 septembre 1942. Le réglage en azimut restant à 360°, elle confirme le passage de l’angle de site initial entre –10 et + 20° à celui compris entre –9° et + 43°. Cet angle étant cependant directement lié à la conception de l'affût, certains documents, tels celui du 3 novembre 1942 qui fixe l’emploi des premiers ouvrages de l’Atlantikwall, fait mention de 45°. La répercussion la plus directe se fit sur les organes de pointage. Il est fort probable que les premiers 5,0 cm K.W.K in BhSKL reçurent le viseur 1 X 11° de l’ancien Pak 37, cependant, le remplacement fut très vite assuré par le viseur Zielfernrohr 3 X 8° conservé ensuite sur tous les modèles. Il est à noter qu’en cas de problème, ce viseur pouvait être remplacé par un autre, dit de secours, fonctionnant sur le principe du « Kimme und Korn » qui est aux armes allemandes ce que l’œilleton est au fusil français.

PEGASSUS BRIDGE – 5,0 CM L/60
Photo A

pegasus.jpg 

 Photo B
 pegasus_2.jpg

Photo C
 


Il s’agit ni plus ni moins d’établir une ligne de mire en alignant sur la cible, un guidon en « V » (Kimme) et un repère grain de blé (Korn). L’interchangeabilité de ces deux viseurs n’affecte en rien le reste du fonctionnement.

L’arme en défense de cote pouvant être amenée à effectuer des tirs indirects a été munie d’un tambour gradué placé sur le coté droit de l’affût, et asservie au réglage en site. Les graduations noires exprimées en hectomètres :
2, 4, 6, 8, 10, 12, 14 et 16 correspondent au tir de Panzergranate entre 200 et 1600 m. Les graduations rouges exprimées en hectomètres :
2, 3, 4, 5… jusqu’à 21 correspondant au tir de Sprenggranate entre 200 et 2100 m et on bien évidemment vocation au combat anti personnel. Dans ce cas était utilisé un épiscope placé sur une extension au dessus du coté droit de l’affût.


L’élément le plus original est justement cet affût que l’on peut qualifier de simple mais rationnel. Il s’agit d’un ensemble de tôles mécano-soudées autour d’un fourreau central. Le tout est raidi par des fers profilés et des tôles soudées à l’équerre. Au sommet des deux montants se trouvent fixés les tourillons qui assurent la liaison avec l’ensemble pièce décrit précédemment. Le montant droit supporte d’autre part :
- Le siège et le repose pieds pointeur
- Les organes de pointage
- La lampe d’autorisation de feu
- Le tambour de réglage en site pour tir indirect
- L’extension support d’épiscope


Sur l’avant est fixé un bouclier semi-enveloppant en trois panneaux composés de deux feuilles de blindage entretoisées et rivetées pour protéger le personnel contre les éclats. Le panneau de droite est percé d’une fenêtre pour le passage du viseur mais elle est obturable par un petit volet blindé.
Tout cet ensemble tourne, par l’intermédiaire du fourreau central, autour d’un fut vertical solidaire d’une plaque de base ancrée et dégauchie sur le béton grâce à 8 goujons de scellement M 25 inscrits sur un diamètre de 70 cm. La plaque de base est ceinturée par une chaîne attaquée par un pignon avec réducteur directement commandé par une manivelle placée sous le contrôle du pointeur. Nous serons complets en disant qu’un tel ensemble affût/canon atteignait un poids de 1530 kg et que la ligne de tir se trouvait à 1250 mm au-dessus du béton.


Ceci nous amène directement aux ouvrages destinés à recevoir le 5,0 cm K.W.K Ils sont rappelons le, pour l’essentiel, de la première génération des constructions du Mur de l’Atlantique, décidée à l’automne 1942.


Le plus courant est évidemment une cuve octogonale comportant deux couloirs d’accès formant entre eux un angle de 90°. Nous avons reproduit à l’intention des puristes et maquettistes un plan coté de cet ouvrage (plan N° 2).

 

RINGSTAND FUR 5,0 CM KWKW L/42
REGELBAU 65a alt
(plan 2)

 RINGSTAND-1.jpg
RINGSTAND-2-copie-1.jpg
RINGSTAND-3-copie-3.jpg



A suivre….
Yannick DELEFOSSE
Bibliographie :
WAFFEN REVUE
BILDERMAPPE EINGEFUHRTE WAFFEN UND GERATE
GERMAN TANKS OF W.W.II SENGER UND ETTERLIN

 

Repost 0
Published by fortifs.org - dans Billet ONPPM
commenter cet article