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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 22:40
Cours de fortification permanente de l'Ecole Polytechnique, année 1919-1920

Les tourelles sont constituées par des chambres cylindriques, de diamètre approprié à leur armement, surmontées d’une calotte et se mouvant dans un anneau, appelé avant-cuirasse, noyé dans un massif en béton appelé collerette.

Les tourelles sont tournantes ou à éclipse.

Les tourelles tournantes sont de deux types :

-         à deux canons de 155 long.

-         A un canon de 155 court.

Le mouvement de rotation, au moyen duquel on pointe la tourelle en direction, s’obtient en faisant tourner l’ensemble de la tourelle sur une couronne de galets. La force motrice est fournie par un treuil mû à bras d’hommes. Il suffit de 45 secondes pour faire faire le tout complet à l’ensemble et tirer les deux coups.

 

Tourelles à éclipse.

 

Sont à éclipse, les tourelles de ;

-         155 long (2 pièces),

-         De 155 raccourci (1 pièce),

-         de 75 (2 pièces),

-         de mitrailleuses (2 pièces),

 

Les tourelles de 155 à éclipse sont du modèle Galopin (Planche IV Fig.8).

 

Le mouvement d’éclipse est obtenu au moyen de deux leviers à contrepoids qui forment avec la tourelle un système pendulaire en équilibre autour d’une position moyenne. L’oscillation n’a pas lieu autour d’axes fixes, mais par un roulement sir des rotules d’appui.

Les contrepoids sont tels que la tourelle, au point haut de sa course, tend à s’’ éclipser. Au point bas elle tend à remonter. Pour annihiler l’effet des résistances passives et l’inertie, considérables avec de telles masses, il faut fournir pour chaque course un travail supplémentaire. Ce travail est donné par l’élévation d’un contrepoids additionnel, qu’on remonte à l’aide d’un treuil et qui ne se trouve lié à la tourelle que dans sa position le plus haute. En l’abandonnant alors à lui-même, sa chute fournit le travail nécessaire pour mettre le système en mouvement. Cette masse additionnelle, représentée schématiquement en M sur la figure, se meut dans un plan perpendiculaire à celui des mouvements des gros contrepoids d’équilibre. Six hommes suffisent pour la remonter en deux minutes, durée d’intervalle entre deux salves.

La tourelle étant éclipsée, pendant que les pièces sont chargées, on manœuvre la masse additionnelle, cette manœuvre dégage deux verrous qui retenaient l’ensemble dans sa position la plus basse. La tourelle remonte jusqu’à sa position de tir ; deux verrous l’y retiennent alors automatiquement ; aussitôt enclenchée, ces verrous provoquent d’eux m6eme la mise à feu. Les pièces en reculant dégagent les verrous et la tourelle retombe dans sa position d’éclipse.

 

Tourelles pour canon de 155 raccourci. (Ne pas confondre le 155 court, qui est une pièce spéciale, avec le 155 raccourci qui est un 155 long raccourci de plusieurs calibres.) Cette tourelle est à éclipse du système Galopin.

 

Tourelles pour deux canons de 75. (Planche IV, Fig.3). Le corps de la tourelle repose sur un pivot cylindrique relié à sa partie inférieure à un balancier placé à l’étage inférieur, Un contrepoids suspendu à l’autre extrémité du balancier équilibre l’ensemble. Un treuil mû à bras permet de soulever tout le système.

 

Tourelles pour deux mitrailleuses. (Planche IV, fig.4). Le mouvement d’éclipse est obtenu par un mécanisme analogue à celui des suspensions de salle à manger, disposé à l’étage inférieur.

 

Observatoires cuirassés. Les forts possèdent des observatoires cuirassés dont les uns sont destinés au commandement et les autres sont spécialement affectés aux tourelles dont ils doivent guider le tir.

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Published by fortifs.org
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