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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 15:02





I / Historique :

 

C'es

 

 

C'est en 1867, que Benjamin Berkeley HOTCHKISS (1826 – 1885) débarque en France à l’âge de 41 ans et est déjà mondialement connu. Il est né dans un milieu modeste à Watertown aux Etats-Unis. Ses parents exploitaient une tannerie. Benjamin Berkeley Hotchkiss quitta l'école relativement jeune pour entrer en apprentissage dans un atelier de mécanique. Adolescent, il s'engagea comme mécanicien dans une manufacture d'armes à feu où son esprit doué pour l'analyse et l'observation lui permit de recueillir de précieux éléments qu'il exploitera durant toute sa carrière.

Dès cette époque, il poursuivit des recherches et déposa de nombreux brevets. Très vite, il fut récompensé. En 1860, Benjamin Berkeley HOTCHKISS reçoit du gouvernement des États-Unis sa première commande.

C'est au début de la Guerre de Sécession que les études faites par Hotchkiss trouvèrent leur pleine application. La qualité des armes qu'il fabriquait dans ses ateliers lui assurèrent une solide réputation.

En 1867,  il débarque sur le vieux continent dans le but d'étendre à plusieurs pays  ses activités industrielles. L'évolution des événements qui aboutirent à la Guerre de 1870 scellèrent son avenir et à la demande du gouvernement de la défense nationale française , il installa  près de Rodez, une fabrique de cartouches destinées aux armes portatives.

En 1875, il fonde son usine à Saint-Denis et adopte comme marque de fabrique l'insigne aux deux canons croisés, surmontés d'une grenade et entourés d'un ceinturon.  En fait, c’est un emblème de l'armée américaine, autour duquel il rajoute la mention : Hotchkiss Paris.

 


Il

Il déposa de nombreux brevets dont les plus importants concernent le canon revolver, des modèles de fusils à répétition et le canon à tir rapide qui équipera une grande partie des navires de guerre durant plus d'un demi siècle.

Benjamin Berkeley HOTCHKISS mourut à Paris en 1885 et sa société prospère lui a survécu.

Elle continua à produire de l'armement et sa mitrailleuse fut adoptée par l'armée française en 1897.

La guerre de 1870 vit pour la première fois l’utilisation des canons à balles Reffye .

 


De

De par l’importance de leurs poids, ils furent installés sur des affûts classiques d'artillerie. Ces pièces furent utilisées comme pièces d’artillerie car elles étaient regroupées en batterie. On ne sait pas grand chose sur les éventuels succès de cette arme. Il fallut attendre les années 1890 pour que des études sérieuses se fassent sur ce type d’arme suite au rachat, par la société Hotchkiss, d’un brevet austro-hongrois sur une arme automatique et suite à l’invention quelques années auparavant de la poudre sans fumée. De ce brevet, seule la partie traitant du mécanisme interne fut utilisée par les ingénieurs de la société Hotchkiss. Bientôt les premières mitrailleuses Hotchkiss virent le jour et furent  mises à l’essai . Après quelques améliorations, elles furent vendues entre autre au Japon, qui l’utilisa lors du conflit qui l’opposa à la Russie en 1905. Le bon comportement de cette arme apporta à la firme, une solide réputation.

Après plusieurs autres améliorations, ce modèle fut proposé à l'adoption à l'armée française. Elle fut approuvée et l'arme fut mise en service en corps de troupe sous l'appellation de mitrailleuse Hotchkiss modèle 1900. Par la suite, la mitrailleuse modèle 1900 fut modifiée par suppression de la crosse et de la sûreté dont elle était équipée et prit le nom de mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914 . Le modèle 1900 fut fabriqué à environ 300 exemplaires. Le modèle 1914 reçut tout au long de sa  carrière plusieurs modifications.

 

 

 

II / Les différentes modifications entre les modèles 1900 et 1914:

 

Dessins de la Hotchkiss modèle 1900.

Dessins de la Hotchkiss modèle 1914.




Le nouveau piston est renforcé et permet de résister à 90 000 coups. Il y avait trois piston de rechange avec le modèle 1900, il n’y en a plus qu’un pour le modèle 1914 .

La sûreté est supprimée (suppression du verrou de sûreté permettant de bloquer le piston).



 




-        

Le couvre-culasse est transformé et renforcé pour l’adaptation d'une poignée, d'une tige et d'un poussoir servant à dégager la nouvelle broche de culasse (transformée également).

La détente ne comporte plus qu'un cran.

La culasse, l’extracteur, l’éjecteur et le percuteur sont modifiés.

Le canon devient plus facile à remplacer grâce au filetage à filets interrompus, le régulateur d'échappement modifié.

-    La clavette de démontage du canon devient excentrique pour un démontage plus rapide.

Le levier d'armement est muni d'un tenon sur la partie antérieure permettant de dégager le cliquet du passe bandes.

Le doigt du cliquet est modifié pour que l'on puisse le tirer en arrière en actionnant le levier d'armement.

 



III   Renseignements d’ordre général :

 

Fabricants: Firme Hotchkiss-Brandt à Lyon et Saint Denis,

                   Société Alsacienne de Construction Mécanique (SACM) à Cholet pour les canons                               

                   modifiés pour la cartouche modèle 1932N.

 

Classification: arme lourde collective sur affût à tir en rafale illimitée uniquement.

 

Système moteur: emprunt des gaz par évent au canon et poussée sur le piston par le cylindre à gaz.

 

Percussion :  rectiligne avec percuteur solidaire de la masse percutante.

 

Extraction :  extracteur poussé par un ressort.

 

Ejection :  éjecteur oscillant et projettent fixé sur la boite de culasse.

 

Détente :  par système détente-gâchette.

 

Utilisation:  longues et moyennes distances.

 

Sécurité :  course de garde au verrouillage.

 

Alimentation :  par introduction directe de la cartouche, par bande rigide de 24 cartouches ou

                         par bande articulée de 251 cartouches

 

 

A suivre….

                                                                   Grenadier la lanterne.

 

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Published by fortifs.org - dans Billet ONPPM
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